Bilan mensuel des marchés — janvier 2026 | S&P 500 et TSX

S&P 500 — évolution en janvier 2026

Vue élargie — évolution du S&P 500 sur une période plus longue

Vue rapprochée — évolution du S&P 500 sur le mois de janvier

Le S&P 500 évolue majoritairement de manière latérale. En effet, le prix oscille de haut en bas tout en restant relativement stable dans les mêmes fourchettes de valeur. Lorsque l’on dresse le bilan de l’année 2025, on constate que la majorité des secteurs ont affiché des gains. Cependant, les secteurs les plus performants ont été les technologies de l’information et de la communication, ainsi que la technologie en général.

Sur le plan géopolitique, les marchés ont réagi aux récentes actions américaines au Venezuela. Les États-Unis ont mené une opération qui a abouti à la capture de Nicolás Maduro, l’ancien président vénézuélien, suscitant des réactions importantes à l’échelle internationale.

Les investisseurs anticipent notamment qu’une amélioration des perspectives de rentabilité pourrait profiter aux entreprises pétrolières américaines, qui pourraient bénéficier d’un accès plus direct aux ressources énergétiques du Venezuela. Dans ce contexte, Washington a assoupli certaines sanctions pour faciliter les ventes de pétrole vénézuélien par des compagnies américaines, bien que des restrictions subsistent pour certains acteurs étrangers.

Avant ces opérations, le Venezuela exportait une part importante de son pétrole vers la Chine, malgré des sanctions et un blocus naval américain renforcé. Les changements récents laissent penser que les flux d’exportation pourraient s’orienter davantage vers le marché américain. Cette évolution pourrait exercer une pression négative sur la Chine, moins bien placée pour bénéficier des exportations vénézuéliennes qu’auparavant.

Par ailleurs, Donald Trump a relancé publiquement l’idée d’un intérêt accru des États-Unis pour le Groenland, évoquant sa valeur stratégique, notamment en matière de sécurité arctique et de ressources naturelles riches.

Cette prise de position a provoqué des tensions diplomatiques avec le Danemark et le gouvernement du Groenland. Les autorités danoises ont clairement indiqué qu’elles s’opposaient à toute tentative d’annexion ou de prise de contrôle du territoire, qui fait partie du Royaume du Danemark et bénéficie d’une large autonomie.

Dans un premier temps, Trump avait également menacé d’imposer des tarifs douaniers de 10 % sur les importations de marchandises provenant de plusieurs pays européens qui s’opposaient à ses démarches concernant le Groenland. Ces menaces visaient à mettre la pression pour qu’un accord soit trouvé, mais ont été par la suite abandonnées suite à des discussions diplomatiques.

Les dirigeants européens ont dénoncé ces positions, et plusieurs alliés des États-Unis ont réaffirmé leur soutien à la souveraineté danoise et groenlandaise, tout en soulignant l’importance du respect du droit international et de la coopération transatlantique.

TSX — évolution en janvier 2026

Vue élargie — évolution du TSX sur une période plus longue

Vue rapprochée — évolution du TSX sur le mois de janvier

En janvier, la Bourse de Toronto (TSX) avait bien amorcé l’année avec une hausse d’environ 3,65 %. Toutefois, le 30 janvier, le TSX a enregistré une baisse de plus de 2 % en une seule séance. Cette correction s’explique en grande partie par la forte chute du prix de l’or.

En effet, en raison de la pondération importante du secteur des matériaux dans l’économie canadienne, une variation marquée du prix de l’or — qui fait partie de ce secteur — a souvent un impact significatif sur la Bourse de Toronto.

Dans une perspective plus large, le TSX affiche un momentum haussier à la fois à court et à long terme. L’analyse technique montre que l’indice évolue au-dessus des moyennes mobiles de 10, 30, 50 et 200 jours, ainsi qu’au-dessus des EMA de 55 et 200 jours, ce qui traduit une tendance globalement positive.

Par ailleurs, l’année 2025 a marqué la plus forte progression annuelle du TSX depuis 16 ans. Cette performance s’explique principalement par la hausse marquée du prix de l’or, la baisse graduelle du taux directeur au Canada au cours des dernières années, ainsi que par l’optimisme entourant l’intelligence artificielle et l’essor des nouvelles technologies.

Le 20 janvier, une autre baisse ponctuelle du TSX a été observée, principalement attribuable à l’intensification des tensions diplomatiques entre Donald Trump et le Danemark concernant le Groenland. Ces tensions entre membres de l’OTAN ont inquiété les investisseurs, entraînant une vente d’actions à court terme. Cette crainte s’est toutefois révélée temporaire, puisque deux jours plus tard, le marché avait déjà amorcé un rebond.

Dans ce contexte géopolitique, le Canada a envisagé d’envoyer des soldats afin de participer à des exercices militaires avec ses alliés de l’OTAN, en réponse aux ambitions américaines dans la région. Par ailleurs, le premier ministre du Canada, Mark Carney, s’est rendu en Chine dans le but de négocier un accord commercial visant à diversifier les débouchés d’exportation du Canada et à réduire sa dépendance économique envers les États-Unis.

À la suite de cette rencontre, Donald Trump a menacé d’imposer des tarifs douaniers de 100 % sur les produits canadiens si un accord commercial était conclu entre le Canada et la Chine, ravivant ainsi les inquiétudes liées aux relations commerciales nord-américaines.

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