Bilan mensuel des marchés — mars 2026 | S&P 500 et TSX

S&P 500 — évolution en mars 2026

Vue élargie — évolution du S&P 500 sur une période plus longue (Graphique de TradingView)

Vue rapprochée — évolution du S&P 500 sur le mois de mars (Graphique de TradingView)

En mars, le S&P 500 a connu une baisse de plus de 5 %. La déclaration de guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a entraîné une hausse du prix du pétrole brut ainsi qu’une baisse des marchés boursiers. En effet, les États-Unis et Israël ont commencé à bombarder le territoire iranien, soit l’un des plus grands producteurs de pétrole au monde, avec des exportations variant entre 4 et 5 millions de barils par jour.

Les bombardements sur le territoire iranien ont fait craindre une perturbation de l’offre de pétrole iranien, ce qui a fait monter les prix du pétrole. De plus, l’Iran a réagi en attaquant certains de ses voisins du Moyen-Orient alliés aux États-Unis et en fermant le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.

Cette situation entraîne une diminution de l’approvisionnement mondial en pétrole, ce qui fait craindre une hausse de l’inflation en raison de l’augmentation du prix du pétrole brut. En effet, une hausse du prix du pétrole brut fait augmenter le coût de l’essence, ce qui réduit le pouvoir d’achat des consommateurs. De plus, elle fait augmenter les coûts de production de certaines entreprises en raison de la hausse des coûts de transport des marchandises. Cela réduit encore une fois le pouvoir d’achat des consommateurs, puisque certaines entreprises doivent vendre leurs produits à un prix plus élevé.

Cette situation est généralement défavorable pour les marchés boursiers. La baisse a été suffisamment importante pour que le S&P 500 passe sous la moyenne mobile (MA) 200 et la moyenne mobile exponentielle (EMA) 200, un signal généralement associé à un affaiblissement du marché. Ces deux lignes sont observables sur les graphiques ci-dessus.

Par ailleurs, l’Agence internationale de l’énergie, qui regroupe 32 pays membres et dont la mission est de garantir un approvisionnement énergétique prévisible, sûr, stable et durable, a libéré 400 millions de barils de pétrole dans l’économie mondiale afin de compenser, à court terme, la baisse de l’offre.

À la fin du mois de mars, le président américain Donald Trump a indiqué que des discussions étaient en cours avec l’Iran afin de tenter de mettre fin au conflit. Les marchés boursiers ont bien accueilli cette nouvelle et ont rebondi à la hausse. De plus, le président américain a également affirmé qu’il attendrait avant de lancer des frappes contre des installations énergétiques iraniennes, ce qui soutient l’approvisionnement mondial en pétrole et réduit le risque d’une hausse du prix du baril et, par conséquent, de l’inflation.

TSX — évolution en mars 2026

Vue élargie — évolution du TSX sur une période plus longue (Graphique de TradingView)

Vue rapprochée — évolution du TSX sur le mois de mars (Graphique de TradingView)

Au niveau de la Bourse de Toronto, l’indice TSX a également baissé d’environ 5 % en mars. Cette baisse a suivi la tendance générale des marchés américains, qui se sont dirigés à la baisse.

La hausse du prix du pétrole brut a toutefois augmenté les profits de certaines entreprises opérant dans ce secteur, ce qui a entraîné une progression du secteur de l’énergie au Canada. En effet, le Canada abrite plusieurs entreprises actives dans l’industrie pétrolière, ce qui rend la hausse du prix du pétrole bénéfique pour ces entreprises. La progression de ce secteur exerce généralement une influence positive sur la Bourse de Toronto. En effet, le secteur de l’énergie représente environ 18 % de l’indice TSX.

Cependant, le secteur de l’énergie a été l’un des seuls secteurs à enregistrer une hausse en mars. Sa progression n’a donc pas suffi à soutenir l’ensemble du marché, puisque la baisse des autres secteurs a dominé l’évolution du TSX.

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