Bilan mensuel des marchés — février 2026 | S&P 500 et TSX
S&P 500 — évolution en février 2026
Vue élargie — évolution du S&P 500 sur une période plus longue
Vue rapprochée — évolution du S&P 500 sur le mois de février
Le S&P 500 continue d’évoluer de façon relativement latérale, soit entre sa ligne de support (ligne blanche inférieure) et sa ligne de résistance (ligne blanche supérieure). Autrement dit, l’indice se déplace dans une zone relativement stable depuis quelque temps.
Cette période de pause peut même être bénéfique, étant donné la surévaluation importante des marchés américains observée par plusieurs indicateurs.
Par exemple, l’indicateur de Warren Buffett (souvent appelé Buffett Indicator) compare la valeur totale du marché boursier américain au PIB des États-Unis. Lorsque ce ratio devient très élevé, cela peut indiquer que les marchés sont fortement valorisés par rapport à l’économie réelle. Actuellement, la valeur totale du marché boursier américain représente plus de 200 % du PIB américain, ce qui est historiquement considéré comme un niveau de valorisation élevé.
Dans ce contexte, une période de stabilisation ou de consolidation des marchés peut être perçue comme relativement saine. Elle permet parfois au marché de digérer les hausses précédentes. Toutefois, malgré cette phase latérale, une correction des marchés à court ou moyen terme demeure possible, bien que cela reste toujours incertain.
Le 16 février, les marchés américains étaient fermés en raison du President’s Day, une journée fériée aux États-Unis qui rend notamment hommage à George Washington.
Sur le plan de la politique monétaire, le président américain Donald Trump a annoncé la nomination de Kevin Warsh au poste de président de la Réserve fédérale (Fed). Il viendrait remplacer l’actuel président Jerome Powell. Dans le passé, l’administration Trump et Jerome Powell ont eu plusieurs désaccords concernant l’orientation de la politique monétaire, notamment sur la question des taux d’intérêt.
La nomination potentielle de Kevin Warsh semble relativement bien accueillie par certains investisseurs. Il pourrait chercher à maintenir le contrôle de l’inflation, tout en étant potentiellement plus favorable à des baisses de taux directeurs en 2026 si les conditions économiques le permettent. Toutefois, cette nomination doit encore être confirmée par le Sénat américain avant de devenir officielle.
Par ailleurs, les États-Unis et l’Inde ont signé un accord commercial, ce qui pourrait contribuer à renforcer leurs relations économiques et commerciales dans les années à venir.
Du côté de l’économie américaine, le taux de chômage a récemment diminué, ce qui peut signaler une amélioration du marché du travail. Cependant, les tensions géopolitiques et les incertitudes commerciales continuent d’influencer les marchés financiers.
L’une des nouvelles marquantes des dernières semaines a été la décision de la Cour suprême des États-Unis, qui a statué que certains tarifs douaniers imposés par Donald Trump étaient illégaux. Cette annonce a temporairement soutenu les marchés financiers. Toutefois, cet optimisme pourrait être de courte durée, puisque Donald Trump a indiqué vouloir explorer d’autres moyens pour réintroduire ces tarifs.
Enfin, sur le plan géopolitique, l’Iran et les États-Unis avaient entamé des négociations afin d’éviter une possible escalade militaire. Ces discussions n’ont toutefois pas duré longtemps. Le 28 février, Israël et les États-Unis ont bombardé des cibles sur le territoire iranien, ce qui a ravivé les tensions géopolitiques et alimenté certaines inquiétudes sur les marchés financiers.
TSX — évolution en février 2026
Vue élargie — évolution du TSX sur une période plus longue
Vue rapprochée — évolution du TSX sur le mois de février
De son côté, la Bourse de Toronto (TSX) a connu une hausse importante au mois de février, avec une progression d’environ 7,4 %.
Cette hausse s’explique en grande partie par trois facteurs principaux :
la forte augmentation du prix de l’or,
les bons résultats financiers des grandes banques canadiennes,
et la progression du secteur de l’énergie.
Ces secteurs occupent une place très importante dans l’indice S&P/TSX, ce qui signifie que leur performance influence fortement l’évolution de la Bourse canadienne.
Par exemple :
le secteur financier représente environ 30 % du TSX,
le secteur des matériaux (qui inclut notamment les producteurs d’or) environ 22 %,
et le secteur de l’énergie près de 16 %.
Ainsi, lorsque ces secteurs performent bien, ils peuvent tirer l’ensemble de l’indice vers le haut, ce qui a contribué à la bonne performance de la Bourse de Toronto en février.
Du côté de l’économie canadienne, certaines données sur l’emploi publiées en février, mais portant sur le mois de janvier, ont également attiré l’attention.
De façon surprenante, l’économie canadienne a enregistré une perte d’environ 24 800 emplois, ce qui constitue généralement un signal négatif pour l’activité économique.
Cependant, malgré cette perte d’emplois, le taux de chômage a diminué pour atteindre 6,5 %, un niveau qui n’avait pas été observé depuis plusieurs mois. Cette baisse du taux de chômage est généralement perçue comme une nouvelle positive, ce qui a contribué à contrebalancer en partie l’impact négatif de la perte d’emplois.
Ces données illustrent bien que les indicateurs économiques peuvent parfois envoyer des signaux mixtes, ce qui ajoute un certain niveau d’incertitude dans l’analyse de la situation économique.