Quel compte choisir pour investir au Canada? Guide complet du CELI, REER, CELIAPP et compte non enregistré
1. Avant de choisir un compte, commencez par définir votre objectif
Lorsque vient le temps de commencer à investir, il peut être tentant de chercher immédiatement la réponse à une question comme : « Devrais-je investir dans un CELI ou un REER? » Pourtant, cette question arrive peut-être un peu trop tôt.
Avant de choisir un compte, il est généralement préférable de commencer par déterminer pourquoi vous investissez et ce que vous souhaitez accomplir avec votre argent. Le compte de placement que vous choisissez devrait ensuite s'inscrire dans une stratégie cohérente avec votre situation et vos objectifs.
Pour commencer, posez-vous les questions suivantes.
Pourquoi investissez-vous?
Votre objectif peut avoir une grande influence sur la façon dont vous devriez envisager votre investissement.
Vous souhaitez peut-être :
préparer votre retraite;
épargner pour l'achat d'une première propriété;
faire croître votre patrimoine à long terme;
accumuler de l'argent pour un projet futur;
conserver une partie de votre épargne accessible tout en la faisant fructifier.
Ces objectifs ne nécessitent pas nécessairement la même approche. Par exemple, une personne qui investit principalement pour sa retraite pourrait avoir une stratégie différente d'une personne qui souhaite acheter sa première propriété dans quelques années.
Quand aurez-vous besoin de cet argent?
Votre horizon de placement, c'est-à-dire la période pendant laquelle vous prévoyez laisser votre argent investi, est également un élément important à considérer.
Avez-vous besoin de votre argent dans quelques mois? Dans quelques années? Ou prévoyez-vous le laisser investi pendant plusieurs décennies?
Plus votre horizon est long, plus vous pouvez généralement avoir de temps pour traverser les fluctuations des marchés. À l'inverse, si vous prévoyez utiliser votre argent dans un avenir rapproché, vous pourriez avoir besoin d'une approche différente afin de limiter le risque de devoir vendre un placement au mauvais moment.
Le choix du compte ne devrait donc pas être considéré séparément de votre horizon de placement.
Avez-vous besoin de flexibilité?
Tous les investisseurs n'ont pas les mêmes besoins en matière d'accès à leur argent.
Certaines personnes souhaitent pouvoir retirer leur épargne relativement facilement si leur situation change ou si un projet se présente. D'autres investissent avec un objectif précis à long terme et n'ont pas l'intention de toucher à leur argent avant plusieurs années.
Votre besoin de flexibilité peut donc également jouer un rôle dans le choix du compte qui convient le mieux à votre situation.
Avez-vous déjà utilisé vos droits de cotisation?
Les différents comptes enregistrés comportent des règles et des limites de cotisation qui leur sont propres. Il est donc pertinent de tenir compte de votre situation actuelle avant de décider où placer votre nouvelle épargne.
Par exemple, une personne qui dispose encore de droits de cotisation dans plusieurs comptes pourrait avoir des options différentes d'une personne qui a déjà maximisé ses cotisations disponibles.
💡 La méthode Éducabourse
Avant de vous demander « Quel est le meilleur compte pour investir? », commencez par vous demander :
1. Quel est mon objectif?
2. Quand aurai-je besoin de mon argent?
3. Ai-je besoin que mon épargne demeure facilement accessible?
4. Quels sont mes droits de cotisation disponibles?
En répondant à ces questions, vous aurez déjà une meilleure idée de vos besoins. Vous pourrez ensuite comparer les différents comptes de placement et déterminer lesquels pourraient être pertinents pour votre situation.
Il est également important de comprendre une distinction fondamentale que les investisseurs débutants confondent parfois : un compte de placement n'est pas un investissement en soi.
Par exemple, le CELI et le REER sont des types de comptes qui offrent chacun un cadre fiscal particulier. À l'intérieur d'un compte de placement, selon le type de compte et l'institution utilisée, il est généralement possible de détenir différents types d'actifs admissibles, comme des FNB, des actions ou des obligations.
Le choix du compte et le choix de vos investissements sont donc deux décisions différentes, mais complémentaires.
Une fois que vous avez déterminé votre objectif et votre horizon de placement, vous pouvez commencer à examiner les caractéristiques des différents comptes disponibles au Canada.
2. Le CELI : un compte flexible pour épargner et investir
Le compte d'épargne libre d'impôt (CELI) est l'un des comptes les plus populaires auprès des Canadiens qui souhaitent épargner ou investir. Malgré son nom, il est important de comprendre qu'un CELI n'est pas nécessairement un simple compte d'épargne.
Il s'agit plutôt d'une enveloppe fiscale qui peut, selon le type de CELI et l'institution financière choisie, permettre de détenir différents types de placements admissibles. Il peut notamment être utilisé pour investir à long terme dans des FNB, des actions ou d'autres actifs admissibles.
L'un de ses principaux attraits est que les revenus et la croissance générés par les placements détenus dans le compte sont généralement à l'abri de l'impôt, sous réserve des règles fiscales applicables.
Une grande flexibilité
L'une des caractéristiques qui distingue le CELI est la flexibilité qu'il peut offrir.
Contrairement à certains autres comptes, les sommes retirées d'un CELI ne sont généralement pas considérées comme un revenu imposable. De plus, les montants retirés peuvent généralement être ajoutés de nouveau aux droits de cotisation disponibles au cours d'une année future.
Cette flexibilité peut être intéressante pour une personne qui souhaite investir tout en conservant la possibilité d'utiliser son épargne pour différents projets au cours de sa vie.
Par exemple, une personne pourrait utiliser son CELI pour investir à long terme, mais décider plus tard de retirer une partie de son argent pour financer un projet important, faire face à une dépense imprévue ou atteindre un autre objectif financier.
Cela ne signifie toutefois pas qu'il est toujours préférable de retirer ses placements à court terme. Lorsqu'un investissement est destiné à un objectif à long terme, effectuer des retraits fréquents peut réduire le potentiel de croissance du portefeuille.
Le CELI peut-il servir à investir?
Oui. C'est une distinction importante à comprendre.
Le terme « compte d'épargne libre d'impôt » peut donner l'impression qu'il s'agit uniquement d'un compte dans lequel on dépose de l'argent comptant. Pourtant, un CELI offert par une plateforme de courtage peut généralement permettre de détenir différents types de placements admissibles.
Par exemple, un investisseur pourrait utiliser son CELI pour détenir :
des FNB;
des actions;
des obligations;
certains autres placements admissibles.
Le rendement obtenu dépendra donc notamment des investissements détenus dans le compte. Le CELI lui-même ne garantit pas un rendement et ne protège pas automatiquement contre les pertes.
💡 À retenir
Un CELI est un type de compte, et non un investissement.
Le compte détermine notamment le traitement fiscal applicable, tandis que les placements que vous détenez à l'intérieur du compte déterminent votre exposition aux différents risques et votre potentiel de rendement.
Dans quelles situations le CELI peut-il être intéressant?
Le CELI peut être pertinent pour plusieurs types d'objectifs. Il peut notamment convenir à une personne qui souhaite :
investir à long terme;
faire croître son épargne à l'abri de l'impôt;
conserver une certaine flexibilité quant à l'utilisation future de son argent;
épargner pour un projet dont l'échéance n'est pas nécessairement liée à la retraite;
investir tout en ayant la possibilité d'effectuer des retraits généralement non imposables.
Cela dit, le CELI n'est pas automatiquement le meilleur choix pour tout le monde. Le contexte personnel de chaque investisseur, ses objectifs, son horizon de placement et sa situation fiscale doivent être pris en considération.
Le CELI constitue donc un outil particulièrement flexible, mais il ne devrait pas être considéré isolément. Pour déterminer s'il correspond à votre situation, il faut également le comparer aux autres options disponibles, notamment le REER, le CELIAPP et le compte non enregistré.
3. Le REER : un outil principalement destiné à la retraite
Le régime enregistré d'épargne-retraite (REER) est un autre compte important à connaître lorsqu'on commence à investir au Canada. Comme le CELI, il peut permettre de détenir différents types de placements admissibles, mais son fonctionnement fiscal et son objectif général sont différents.
Le REER est principalement conçu pour favoriser l'épargne en vue de la retraite. Son principal avantage repose notamment sur le report de l'impôt et la possibilité de bénéficier d'une déduction fiscale pour les cotisations admissibles.
Une déduction fiscale au moment de cotiser
Lorsque vous versez une cotisation admissible à un REER, vous pouvez généralement déduire cette cotisation de votre revenu imposable, sous réserve de vos droits de cotisation et des règles fiscales applicables.
Cette déduction peut réduire votre revenu imposable pour l'année concernée.
Par exemple, une personne qui gagne un revenu relativement élevé pourrait cotiser à son REER et bénéficier d'une déduction fiscale. L'intérêt de cette déduction dépend toutefois de la situation de chaque personne, notamment de son revenu et de son taux marginal d'imposition.
Il est donc important de ne pas considérer le REER uniquement comme un moyen d'obtenir une économie d'impôt immédiate. Son fonctionnement doit être envisagé dans une perspective plus large.
L'impôt est généralement reporté
Les revenus et la croissance des placements détenus dans un REER ne sont généralement pas imposés au moment où ils sont réalisés à l'intérieur du compte.
L'impôt est plutôt généralement payable lorsque les sommes sont retirées du REER ou du régime qui lui succède.
L'idée derrière ce fonctionnement est notamment de permettre à l'investisseur de reporter l'imposition à une période ultérieure.
Par exemple, une personne qui travaille actuellement et qui se trouve dans une tranche d'imposition relativement élevée pourrait cotiser à un REER, obtenir une déduction fiscale admissible aujourd'hui et retirer les sommes plus tard, potentiellement pendant une période où son revenu est différent.
La situation varie toutefois d'une personne à l'autre. Le REER ne devrait donc pas être considéré automatiquement comme supérieur au CELI simplement parce qu'il offre une déduction fiscale.
Le REER est-il réservé aux personnes proches de la retraite?
Non.
Bien que le REER soit principalement associé à la retraite, une personne peut commencer à y cotiser bien avant d'être proche de cette étape de sa vie.
L'intérêt du REER repose notamment sur sa capacité à permettre une croissance des placements avec un report de l'impôt, tout en offrant une déduction fiscale pour les cotisations admissibles.
Cependant, il faut également tenir compte du fait que les retraits d'un REER sont généralement imposables. Un investisseur qui prévoit avoir besoin de son argent à court terme doit donc bien comprendre les conséquences potentielles avant d'y placer son épargne.
Dans quelles situations le REER peut-il être intéressant?
Le REER peut notamment être pertinent pour une personne qui souhaite :
épargner en vue de la retraite;
profiter d'une déduction fiscale sur des cotisations admissibles;
reporter l'imposition sur les revenus et la croissance des placements;
investir sur un horizon de plusieurs années ou décennies;
profiter du fonctionnement fiscal du REER selon sa situation personnelle.
Il peut également être utilisé dans certaines situations particulières permettant un retrait dans le cadre de programmes gouvernementaux précis, sous réserve de respecter les conditions applicables.
💡 À retenir
Le principal avantage du REER ne réside pas uniquement dans la possibilité de réduire son revenu imposable aujourd'hui. Il faut également considérer le moment où l'impôt sera payé, votre niveau de revenu actuel, vos revenus futurs et votre objectif de placement.
Le REER est donc un outil qui mérite d'être évalué dans une perspective à long terme.
Le CELI et le REER sont parfois présentés comme deux comptes qui s'opposent directement : « CELI ou REER? ». En réalité, la décision n'est pas toujours aussi simple. Les deux comptes peuvent avoir des fonctions différentes et, dans certaines situations, être utilisés en complément l'un de l'autre.
Avant de faire ce choix, il est également pertinent de connaître une autre option destinée à un objectif bien précis : le CELIAPP, qui s'adresse aux personnes admissibles souhaitant épargner en vue de l'achat d'une première propriété.
4. Le CELIAPP : un compte conçu pour l'achat d'une première propriété
Le compte d'épargne libre d'impôt pour l'achat d'une première propriété (CELIAPP) se distingue du CELI et du REER par son objectif très précis : il a été conçu pour aider les personnes admissibles à épargner en vue de l'achat de leur première habitation.
Pour une personne qui répond aux critères d'admissibilité et qui souhaite éventuellement acheter une propriété, le CELIAPP mérite donc d'être considéré lorsqu'elle établit sa stratégie d'épargne et d'investissement.
Un compte avec un objectif précis
Contrairement au CELI, qui peut être utilisé pour différents projets, ou au REER, qui est principalement associé à la retraite, le CELIAPP est spécifiquement orienté vers l'achat d'une première propriété admissible.
Son fonctionnement combine certaines caractéristiques avantageuses liées à l'épargne et à l'investissement. Les cotisations admissibles peuvent notamment donner droit à une déduction fiscale, tandis que les retraits admissibles effectués pour l'achat d'une première habitation peuvent être effectués sans impôt.
Cette combinaison en fait un outil particulièrement intéressant pour les personnes admissibles qui ont comme objectif d'accéder à la propriété.
Le CELIAPP peut-il servir à investir?
Comme pour les autres comptes de placement, il est important de distinguer le compte des placements qui y sont détenus.
Selon le type de CELIAPP offert par l'institution financière, il peut être possible d'y détenir différents placements admissibles. Une personne qui ouvre un CELIAPP de courtage pourrait donc, selon les options disponibles, investir dans certains FNB, actions, obligations ou autres actifs admissibles.
Le choix des placements devrait toutefois tenir compte de l'horizon de placement.
Par exemple, une personne qui prévoit acheter une propriété dans quelques mois n'a pas nécessairement les mêmes besoins qu'une personne qui prévoit acheter dans dix ans. Dans le premier cas, une forte fluctuation de la valeur des placements pourrait être particulièrement problématique si l'argent doit être utilisé prochainement.
L'horizon de placement demeure donc une considération importante, même lorsqu'un compte offre des avantages fiscaux intéressants.
Dans quelles situations le CELIAPP peut-il être pertinent?
Le CELIAPP peut notamment être intéressant pour une personne qui :
est admissible à l'ouverture d'un CELIAPP;
souhaite acheter une première propriété admissible;
veut profiter des avantages fiscaux prévus par le compte;
dispose d'un horizon de placement compatible avec son objectif d'achat.
Il est toutefois important de vérifier les conditions d'admissibilité et les règles en vigueur, puisque celles-ci peuvent évoluer au fil du temps.
💡 La méthode Éducabourse
Si votre objectif principal est d'acheter une première propriété et que vous êtes admissible au CELIAPP, il peut être pertinent d'examiner ce compte avant de simplement vous demander si vous devriez choisir un CELI ou un REER.
Votre objectif vient d'abord. Le choix du compte vient ensuite.
Et si vous ne devenez finalement pas propriétaire?
La situation peut être plus complexe qu'un simple « compte pour acheter une maison ».
Si votre projet immobilier change ou si vous ne réalisez finalement pas votre objectif d'achat, certaines options peuvent être disponibles pour transférer ou utiliser les sommes accumulées, selon les règles applicables.
Il est donc important de ne pas prendre une décision uniquement en fonction de votre intention actuelle, mais également de comprendre les règles qui s'appliquent à votre situation.
Le CELIAPP constitue ainsi un outil intéressant, mais son utilisation doit être intégrée à une stratégie globale.
Le CELIAPP n'est pas nécessairement en concurrence avec le CELI et le REER
Une erreur fréquente consiste à penser qu'il faut obligatoirement choisir un seul compte.
En réalité, selon votre situation et vos objectifs, plusieurs comptes peuvent être utilisés de façon complémentaire.
Par exemple, une personne admissible qui souhaite acheter une première propriété pourrait utiliser un CELIAPP pour cet objectif précis, tout en utilisant éventuellement un CELI pour d'autres objectifs financiers et un REER pour la retraite.
Le choix ne consiste donc pas toujours à déterminer quel compte est le meilleur, mais plutôt à comprendre quelle fonction chaque compte peut remplir dans votre stratégie financière.
Cette façon de réfléchir permet de mieux comprendre pourquoi il n'existe pas nécessairement un compte universellement supérieur aux autres. Chaque outil possède ses propres caractéristiques et peut répondre à un besoin différent.
Mais que faire lorsque vous avez déjà utilisé vos droits de cotisation disponibles dans vos comptes enregistrés? C'est là qu'une autre solution peut entrer en jeu : le compte non enregistré.
5. Le compte non enregistré : une solution lorsque les comptes enregistrés ne suffisent plus
Les comptes enregistrés comme le CELI, le REER et le CELIAPP offrent des avantages fiscaux intéressants, mais ils sont soumis à certaines règles, notamment en ce qui concerne les droits de cotisation.
Pour un investisseur qui souhaite continuer à investir au-delà des limites disponibles dans ses comptes enregistrés, le compte non enregistré peut constituer une option à considérer.
Contrairement aux comptes enregistrés, le compte non enregistré ne bénéficie pas d'une enveloppe fiscale permettant de mettre les revenus de placement entièrement à l'abri de l'impôt. Les revenus et les gains générés par les placements détenus dans ce type de compte sont généralement soumis aux règles fiscales applicables.
Cependant, il possède une caractéristique importante : il n'y a généralement pas de limite de cotisation annuelle comparable à celle des comptes enregistrés.
Une grande liberté de cotisation
Imaginez un investisseur qui a déjà utilisé tous ses droits de cotisation disponibles dans son CELI et son REER et qui souhaite continuer à investir.
Il pourrait alors utiliser un compte non enregistré pour investir des sommes supplémentaires.
Cela peut notamment être pertinent pour les personnes qui ont accumulé un capital important ou qui souhaitent investir régulièrement au-delà de leurs droits de cotisation dans les comptes enregistrés.
Le compte non enregistré peut donc être vu comme un complément aux comptes enregistrés plutôt que comme une solution qui les remplace nécessairement.
Une fiscalité différente
La principale différence entre un compte non enregistré et un compte enregistré réside dans le traitement fiscal.
Dans un compte non enregistré, les revenus générés par les placements et certains gains peuvent avoir des conséquences fiscales selon la nature du placement et les règles applicables.
Par exemple, la fiscalité peut varier selon qu'un investisseur reçoit :
des intérêts;
des dividendes;
des distributions;
des gains ou pertes en capital.
Le traitement fiscal dépend également du type de placement détenu et de la situation de l'investisseur.
C'est pourquoi la fiscalité d'un compte non enregistré peut être plus complexe à gérer que celle d'un compte comme le CELI.
💡 À retenir
Le fait qu'un compte non enregistré soit imposable ne signifie pas qu'il est inutile ou qu'il faut l'éviter.
Pour certains investisseurs, il représente simplement une étape supplémentaire dans leur stratégie, une fois que les comptes enregistrés disponibles ne permettent plus de répondre à leurs besoins.
Dans quelles situations un compte non enregistré peut-il être pertinent?
Il peut notamment être considéré lorsqu'une personne :
a utilisé ses droits de cotisation disponibles dans ses comptes enregistrés;
souhaite investir une somme importante;
veut continuer à investir sans être limitée par les plafonds de cotisation des comptes enregistrés;
recherche une grande flexibilité dans la gestion de son portefeuille;
souhaite diversifier la façon dont ses placements sont détenus.
Le compte non enregistré peut donc jouer un rôle important dans une stratégie d'investissement à long terme, particulièrement pour les investisseurs qui ont déjà maximisé l'utilisation de certains comptes enregistrés.
Cela dit, avant d'investir dans un compte non enregistré, il est important de comprendre les conséquences fiscales liées aux placements que vous détenez et de tenir compte de votre situation personnelle.
Les comptes enregistrés et le compte non enregistré peuvent être complémentaires
Il est tentant de chercher le meilleur compte pour investir. Pourtant, la réalité est souvent plus nuancée.
Un investisseur pourrait, selon sa situation, avoir :
un CELI pour des objectifs financiers flexibles;
un REER pour l'épargne-retraite;
un CELIAPP pour l'achat d'une première propriété, s'il est admissible;
un compte non enregistré pour investir au-delà de ses droits de cotisation disponibles.
L'objectif n'est donc pas nécessairement de choisir un seul compte et d'y placer tout son argent. Il peut plutôt être question de déterminer quelle fonction chaque compte peut remplir dans une stratégie financière globale.
Cette approche permet de mieux comprendre la complémentarité entre les différents comptes et d'éviter de considérer le choix comme une simple compétition entre le CELI et le REER.
Maintenant que nous avons présenté les principales options, il est possible de les comparer directement afin de mieux comprendre leurs caractéristiques et les situations dans lesquelles elles peuvent être pertinentes.
6. CELI, REER, CELIAPP ou compte non enregistré : lequel choisir?
Après avoir présenté les principales caractéristiques de chaque compte, une question demeure : comment déterminer lequel correspond le mieux à votre situation?
Il n'existe pas nécessairement une réponse universelle. Le choix dépend notamment de votre objectif, de votre horizon de placement, de votre situation fiscale et de votre besoin de flexibilité.
Le tableau suivant permet de résumer les principales caractéristiques à considérer :
Ce tableau doit être vu comme un point de départ, et non comme une recommandation universelle. La situation de chaque investisseur est différente et les règles fiscales peuvent également évoluer.
Le choix du compte commence par votre objectif
Une façon simple de réfléchir à la question consiste à partir de votre objectif plutôt que du compte lui-même.
Par exemple, si vous êtes admissible au CELIAPP et que votre priorité est d'acheter une première propriété, il peut être logique d'examiner d'abord les avantages de ce compte.
Si votre objectif est principalement de préparer votre retraite, le REER pourrait mériter une attention particulière.
Si vous recherchez davantage de flexibilité et souhaitez pouvoir utiliser votre argent pour différents projets, le CELI peut être une option intéressante.
Enfin, si vous avez déjà utilisé vos droits de cotisation disponibles dans les comptes enregistrés et que vous souhaitez continuer à investir, le compte non enregistré peut devenir une solution complémentaire.
Il n'y a pas toujours un seul « bon » compte
L'une des erreurs les plus fréquentes chez les investisseurs débutants est de penser qu'ils doivent absolument choisir un seul compte.
En réalité, plusieurs comptes peuvent être utilisés en parallèle.
Une personne pourrait, par exemple, avoir un CELI pour investir à long terme tout en cotisant à un REER pour sa retraite. Si elle est admissible au CELIAPP et souhaite acheter une première propriété, elle pourrait également utiliser ce compte pour cet objectif précis.
La question n'est donc pas toujours :
« CELI ou REER? »
Elle peut plutôt être :
« Comment les différents comptes disponibles peuvent-ils répondre à mes différents objectifs? »
Cette façon de voir les choses permet de passer d'une logique de comparaison à une logique de planification.
💡 La méthode Éducabourse
Un objectif → un horizon de placement → un besoin de flexibilité → un compte à considérer → des investissements adaptés.
Le compte que vous choisissez devrait s'intégrer dans votre stratégie globale plutôt que d'être choisi indépendamment de vos objectifs.
Il faut également garder en tête qu'un compte, aussi avantageux soit-il sur le plan fiscal, ne garantit pas un rendement.
Une fois le compte choisi, une autre décision importante vous attend : déterminer quels investissements vous souhaitez détenir à l'intérieur de celui-ci.
C'est pourquoi le choix entre un CELI, un REER, un CELIAPP ou un compte non enregistré ne représente qu'une étape du processus d'investissement.
7. CELI ou REER : lequel choisir?
Maintenant que nous avons présenté les caractéristiques du CELI et du REER, revenons à la question que se posent de nombreux investisseurs : devrait-on privilégier le CELI ou le REER?
La réponse dépend de plusieurs facteurs. Il n'existe pas un compte qui soit systématiquement meilleur pour tous les investisseurs.
Le CELI et le REER ont plutôt des fonctionnements fiscaux différents et peuvent répondre à des objectifs différents.
Le CELI : la flexibilité comme principal avantage
Le CELI peut être particulièrement intéressant pour les investisseurs qui souhaitent conserver une certaine flexibilité dans l'utilisation future de leur argent.
Les retraits sont généralement libres d'impôt et les droits de cotisation correspondant aux sommes retirées peuvent généralement être récupérés dans une année future, selon les règles applicables.
Cela peut en faire un outil intéressant pour différents objectifs, qu'ils soient à moyen ou à long terme.
Le CELI peut notamment être considéré par une personne qui souhaite investir tout en conservant la possibilité d'utiliser éventuellement son épargne pour un projet, une dépense importante ou un autre objectif financier.
Le REER : un outil axé sur l'épargne à long terme
Le REER est principalement conçu pour favoriser l'épargne-retraite.
Son fonctionnement fiscal peut être particulièrement intéressant pour certaines personnes, notamment celles qui bénéficient d'une déduction fiscale sur leurs cotisations admissibles et qui investissent sur un horizon de plusieurs années.
Cependant, les retraits sont généralement imposables. Il est donc important de bien comprendre la différence entre le CELI et le REER avant de choisir où placer son argent.
Alors, lequel choisir?
Plutôt que de chercher une réponse universelle, posez-vous quelques questions.
Votre objectif principal est-il la retraite?
Le REER pourrait alors mériter une attention particulière en raison de son fonctionnement fiscal et de son objectif à long terme.
Vous souhaitez conserver une plus grande flexibilité?
Le CELI pourrait être intéressant en raison de la possibilité de retirer généralement des sommes sans impôt et de récupérer les droits de cotisation selon les règles applicables.
Votre revenu actuel est-il différent de celui que vous prévoyez avoir plus tard?
Dans ce cas, il peut être pertinent de considérer les conséquences fiscales actuelles et futures de chaque compte.
Avez-vous plusieurs objectifs?
Vous pourriez alors envisager d'utiliser plusieurs comptes de façon complémentaire plutôt que de chercher à choisir un seul compte.
💡 La question à se poser
Au lieu de demander :
« Quel est le meilleur compte entre le CELI et le REER? »
demandez-vous plutôt :
« Quel compte répond le mieux à mon objectif et à ma situation actuelle? »
Cette nuance peut sembler simple, mais elle permet de prendre une décision plus réfléchie.
Un exemple simplifié
Imaginons deux investisseurs.
Investisseur A souhaite principalement accumuler de l'argent pour sa retraite et prévoit investir pendant plusieurs décennies. Son revenu actuel et sa situation fiscale pourraient faire en sorte que les caractéristiques du REER soient particulièrement intéressantes pour lui.
Investisseur B souhaite investir à long terme, mais veut conserver davantage de flexibilité afin de pouvoir utiliser son argent pour différents projets au cours de sa vie. Les caractéristiques du CELI pourraient alors davantage correspondre à ses besoins.
Ces deux personnes pourraient investir dans des placements similaires, mais choisir des comptes différents en fonction de leurs objectifs.
Cela démontre une idée importante : le choix du compte et le choix des investissements sont deux décisions distinctes.
Il ne faut donc pas penser que choisir un CELI ou un REER détermine automatiquement la façon dont votre argent sera investi. Une fois le compte sélectionné, il faudra encore déterminer quels actifs correspondent à votre stratégie, à votre horizon de placement et à votre tolérance au risque.
Et dans certains cas, la meilleure réponse n'est pas nécessairement CELI ou REER, mais plutôt CELI et REER, auxquels peuvent éventuellement s'ajouter un CELIAPP ou un compte non enregistré selon les objectifs et la situation de l'investisseur.
C'est pourquoi il est utile de considérer les différents comptes comme des outils complémentaires plutôt que comme des concurrents.
8. Peut-on utiliser plusieurs comptes?
Une fois que vous comprenez les principales caractéristiques du CELI, du REER, du CELIAPP et du compte non enregistré, vous réalisez probablement qu'il n'est pas toujours nécessaire de choisir un seul compte.
Selon votre situation et vos objectifs, plusieurs comptes peuvent être utilisés simultanément. Chacun peut alors remplir une fonction différente dans votre stratégie financière.
L'importance de prioriser
Bien que plusieurs comptes puissent être utilisés, cela ne signifie pas qu'il faut nécessairement les remplir tous en même temps.
Un investisseur débutant peut parfois se retrouver devant trop de possibilités et avoir l'impression qu'il doit immédiatement maximiser chaque compte disponible.
Ce n'est pas nécessairement le cas.
Il peut être plus pertinent de commencer par déterminer :
Quels sont mes objectifs prioritaires?
Quel est mon horizon pour chacun de ces objectifs?
Quel compte pourrait être adapté à chacun d'eux?
Combien puis-je réellement investir?
Cette approche permet d'éviter de se perdre dans les détails avant même d'avoir établi une direction.
💡 La méthode Éducabourse
Ne cherchez pas nécessairement à utiliser tous les comptes disponibles simplement parce qu'ils existent.
Commencez par déterminer où vous voulez aller. Ensuite, choisissez les outils qui peuvent vous aider à y arriver.
Un compte de placement devrait être au service de votre stratégie financière, et non l'inverse.
Un exemple de stratégie globale
Imaginons une personne qui commence à investir à l'âge de 30 ans.
Elle souhaite :
acheter une première propriété dans quelques années;
préparer sa retraite sur plusieurs décennies;
conserver une partie de son épargne disponible pour des projets futurs.
Selon son admissibilité et sa situation, elle pourrait envisager d'utiliser différents comptes pour répondre à chacun de ces objectifs.
Son épargne destinée à l'achat d'une première propriété pourrait être orientée vers un CELIAPP.
Son épargne destinée à la retraite pourrait être investie dans un REER.
Une autre partie de son épargne pourrait être investie dans un CELI afin de conserver davantage de flexibilité.
Si, au fil du temps, ses droits de cotisation disponibles dans les comptes enregistrés ne suffisent plus à répondre à ses besoins d'investissement, elle pourrait éventuellement considérer un compte non enregistré.
Cet exemple illustre une idée importante : la stratégie financière peut évoluer au fil du temps.
Votre situation à 25 ans ne sera probablement pas la même à 40 ou à 60 ans. Vos revenus, vos projets, votre tolérance au risque et vos besoins financiers peuvent changer. Le choix des comptes et des investissements peut donc également évoluer.
Ne pas confondre diversification des comptes et diversification des placements
Il est également important de ne pas confondre deux concepts.
Avoir de l'argent dans plusieurs comptes ne signifie pas nécessairement que votre portefeuille est bien diversifié.
Par exemple, vous pourriez détenir un CELI, un REER et un compte non enregistré, mais avoir exactement le même placement dans chacun d'eux.
À l'inverse, vous pourriez détenir différents types d'actifs répartis entre plusieurs comptes selon votre stratégie.
La diversification du portefeuille concerne principalement la répartition de vos investissements entre différents actifs, secteurs, régions géographiques ou autres catégories, selon votre stratégie.
Le choix des comptes concerne plutôt le cadre dans lequel vos placements sont détenus et leur traitement fiscal.
Ces deux décisions sont donc différentes, mais elles peuvent être réfléchies ensemble.
En résumé, il n'est pas nécessaire de considérer le choix du CELI, du REER, du CELIAPP et du compte non enregistré comme une compétition où un seul compte doit être déclaré gagnant.
La question la plus utile est plutôt :
« Comment puis-je utiliser les différents outils disponibles pour répondre à mes objectifs financiers? »
Cette façon de réfléchir permet de construire une stratégie plus cohérente et de mieux comprendre le rôle de chaque compte.
Mais avant de commencer à investir, il reste plusieurs erreurs fréquentes à éviter. Certaines peuvent sembler anodines, mais elles peuvent influencer la façon dont un débutant construit sa stratégie dès le départ.
9. Les erreurs fréquentes des investisseurs débutants
Choisir un compte de placement est une étape importante, mais il est tout aussi important de comprendre ce que ce choix ne signifie pas.
Lorsqu'on commence à investir, certaines confusions sont particulièrement fréquentes. Les éviter peut vous aider à mieux comprendre le rôle des différents comptes et à prendre des décisions plus cohérentes avec vos objectifs.
❌ Erreur 1 : penser qu'un CELI est un investissement
Le nom « compte d'épargne libre d'impôt » peut porter à confusion.
Un CELI est un type de compte, et non un placement en soi. Selon le type de CELI et l'institution financière utilisée, il peut être possible d'y détenir différents placements admissibles.
Par exemple, un investisseur pourrait détenir des FNB, des actions ou d'autres actifs admissibles dans son CELI.
La performance de son portefeuille dépendra donc principalement des placements qu'il détient et de leur évolution, et non simplement du fait qu'ils se trouvent dans un CELI.
❌ Erreur 2 : choisir un compte avant de définir son objectif
Il est fréquent de commencer par se demander :
« Devrais-je choisir un CELI ou un REER? »
Une meilleure approche consiste à commencer par déterminer pourquoi vous investissez.
Si votre objectif est l'achat d'une première propriété, votre réflexion pourrait être différente de celle d'une personne qui investit principalement pour sa retraite.
Le compte devrait donc être choisi en fonction de votre stratégie et non l'inverse.
❌ Erreur 3 : penser qu'il faut choisir un seul compte
Le CELI et le REER sont souvent présentés comme deux options concurrentes.
Pourtant, une personne peut, selon sa situation, utiliser plusieurs comptes simultanément.
Un CELI peut répondre à certains objectifs, un REER à d'autres et un CELIAPP peut être pertinent pour une personne admissible qui souhaite acheter une première propriété.
La question n'est donc pas toujours :
« CELI ou REER? »
Elle peut également être :
« Comment utiliser les différents comptes disponibles pour mes différents objectifs? »
❌ Erreur 4 : oublier son horizon de placement
Le choix d'un compte ne devrait pas être fait indépendamment du moment où vous prévoyez utiliser votre argent.
Une personne qui investit pour un objectif dans 30 ans n'a généralement pas les mêmes contraintes qu'une personne qui prévoit utiliser son épargne dans deux ans.
L'horizon de placement peut notamment influencer le niveau de risque qu'un investisseur est en mesure d'accepter et les types de placements qu'il pourrait considérer.
Le compte est donc une pièce du casse-tête, mais il n'est pas le casse-tête au complet.
❌ Erreur 5 : penser qu'un bon compte compense un mauvais investissement
Un compte fiscalement avantageux ne garantit pas qu'un investissement sera rentable.
Un CELI peut offrir des avantages fiscaux intéressants, mais cela ne signifie pas que tous les placements détenus dans un CELI seront performants.
De la même façon, un REER peut offrir des avantages fiscaux, mais il ne protège pas automatiquement contre les pertes liées aux fluctuations des marchés.
Il faut donc distinguer deux décisions :
1. Dans quel compte vais-je investir?
2. Dans quels actifs vais-je investir?
Ces deux questions sont importantes.
❌ Erreur 6 : vouloir tout optimiser immédiatement
Lorsqu'un débutant découvre le monde de l'investissement, il peut rapidement se retrouver devant une multitude de possibilités : CELI, REER, CELIAPP, FNB, actions, obligations, diversification, fiscalité, répartition d'actifs, etc.
Il peut alors avoir l'impression qu'il doit tout comprendre avant de commencer.
Pourtant, l'investissement est un processus qui s'apprend progressivement.
L'objectif n'est pas nécessairement de devenir un expert en fiscalité ou de connaître tous les produits financiers avant de commencer. Il est plutôt de développer suffisamment de connaissances pour comprendre ce que l'on fait, pourquoi on le fait et quels sont les risques associés à ses décisions.
💡 À retenir
La recherche du « compte parfait » peut parfois faire perdre de vue l'essentiel.
Une stratégie d'investissement cohérente commence généralement par une compréhension claire de vos objectifs, de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque.
❌ Erreur 7 : oublier que sa situation peut évoluer
Le compte qui correspond à votre situation aujourd'hui ne sera pas nécessairement celui qui répondra à vos besoins dans dix ou vingt ans.
Un changement de revenu, un projet immobilier, un changement de carrière, l'approche de la retraite ou une modification de vos objectifs peuvent influencer votre stratégie.
Il est donc pertinent de revoir périodiquement votre situation et de vérifier si votre stratégie demeure cohérente avec vos objectifs.
L'investissement n'est pas une décision que l'on prend une seule fois. Il s'agit plutôt d'un processus qui peut évoluer avec votre vie.
En évitant ces erreurs, vous pouvez déjà avoir une meilleure compréhension du rôle des différents comptes de placement.
Mais il reste une distinction essentielle à retenir : choisir le bon compte n'est que le début du processus.
Une fois que vous avez déterminé où investir votre argent, vous devez encore réfléchir à la façon dont vous souhaitez investir et aux actifs que vous souhaitez détenir.
C'est cette combinaison entre le choix du compte, le choix des placements et la stratégie d'investissement qui permet de construire une approche cohérente à long terme.
10. Le choix du compte n'est qu'une étape de votre stratégie d'investissement
Après avoir comparé le CELI, le REER, le CELIAPP et le compte non enregistré, il est important de prendre un peu de recul.
Le choix du compte est une décision importante, mais il ne représente qu'une étape parmi plusieurs lorsqu'on commence à investir.
Une stratégie d'investissement complète repose généralement sur plusieurs décisions qui sont liées entre elles.
1. Déterminer votre objectif
Pourquoi investissez-vous?
Votre objectif peut être de préparer votre retraite, d'acheter une première propriété, de faire croître votre patrimoine ou de financer un projet futur.
Votre objectif permet de déterminer la direction générale de votre stratégie.
2. Déterminer votre horizon de placement
Combien de temps prévoyez-vous investir avant d'avoir besoin de votre argent?
Un horizon de quelques années n'impose pas nécessairement les mêmes considérations qu'un horizon de plusieurs décennies.
3. Choisir le compte approprié
Une fois votre objectif et votre horizon mieux définis, vous pouvez comparer les différents comptes disponibles et déterminer lesquels pourraient répondre à vos besoins.
Selon votre situation, il pourrait s'agir d'un CELI, d'un REER, d'un CELIAPP, d'un compte non enregistré ou d'une combinaison de plusieurs comptes.
4. Déterminer votre stratégie d'investissement
Le compte ne vous indique pas automatiquement comment investir.
Vous devez également déterminer quelle approche correspond à vos objectifs et à votre niveau de connaissance.
Souhaitez-vous investir principalement à long terme?
Préférez-vous une approche davantage axée sur les FNB diversifiés?
Souhaitez-vous sélectionner vous-même certaines actions?
Ou envisagez-vous une approche plus active?
Ces décisions doivent être réfléchies en fonction de votre situation et de votre tolérance au risque.
5. Choisir les placements
Une fois votre stratégie définie, vous devez déterminer quels actifs vous souhaitez détenir.
Il peut notamment s'agir de :
FNB;
actions;
obligations;
ou d'autres placements admissibles selon votre compte et votre stratégie.
Le choix des actifs aura une influence importante sur le niveau de risque et le potentiel de rendement de votre portefeuille.
💡 La vision Éducabourse
Le compte est le contenant. Les placements sont ce que vous mettez à l'intérieur. La stratégie détermine pourquoi et comment vous les utilisez.
Comprendre cette distinction permet de mieux saisir le processus d'investissement dans son ensemble.
Par exemple, deux personnes pourraient toutes les deux posséder un CELI, mais avoir des portefeuilles complètement différents.
La première pourrait détenir principalement des placements diversifiés à long terme. La seconde pourrait avoir une approche beaucoup plus concentrée et active.
Le fait d'utiliser le même type de compte ne signifie donc pas qu'elles ont la même stratégie.
C'est pourquoi il est important de ne pas s'arrêter au choix du CELI, du REER ou d'un autre compte.
Une stratégie cohérente repose sur plusieurs décisions
On peut résumer le processus de cette façon :
Votre objectif
↓
Votre horizon de placement
↓
Votre tolérance au risque
↓
Le compte ou les comptes utilisés
↓
Votre stratégie d'investissement
↓
Les placements sélectionnés
↓
Le suivi et les ajustements nécessaires
Chaque élément joue un rôle différent.
Une personne qui souhaite investir à long terme pourrait, par exemple, choisir un compte avantageux sur le plan fiscal, sélectionner une stratégie adaptée à son horizon et construire un portefeuille diversifié correspondant à sa tolérance au risque.
À l'inverse, une personne qui investit pour un objectif à court terme pourrait avoir des besoins très différents.
Le choix du compte ne devrait donc jamais être considéré isolément.
L'investissement est un processus, pas une décision unique
L'une des principales leçons à retenir est que l'investissement ne consiste pas simplement à ouvrir un compte et à acheter un placement.
Il s'agit plutôt d'un processus qui commence par la définition de vos objectifs et qui se poursuit avec la mise en place d'une stratégie cohérente.
Au fil du temps, votre situation peut changer. Votre revenu peut évoluer, vos objectifs peuvent être modifiés et votre horizon de placement peut se rapprocher.
Votre stratégie peut donc devoir être réévaluée périodiquement.
L'objectif n'est pas nécessairement de modifier constamment vos placements, mais plutôt de vous assurer que votre approche demeure cohérente avec votre situation.
En résumé
Si vous débutez en investissement, ne vous précipitez pas nécessairement vers le premier compte ou le premier placement qui vous est présenté.
Commencez par comprendre pourquoi vous investissez, pour combien de temps et quel niveau de risque vous êtes prêt à accepter.
Vous pourrez ensuite examiner les différents comptes disponibles, choisir une stratégie et sélectionner les placements qui correspondent à votre approche.
C'est cette démarche qui permet de passer d'une simple accumulation de produits financiers à une véritable stratégie d'investissement structurée.
Le meilleur compte n'est pas nécessairement celui qui convient à tout le monde. C'est celui qui s'intègre le mieux à votre situation et à vos objectifs.
Et une fois cette base établie, une nouvelle question se pose : comment choisir les placements à l'intérieur de ces comptes? C'est notamment ce qui nous amène à nous intéresser aux FNB, aux actions, aux obligations et aux autres types d'actifs disponibles pour les investisseurs.